Publié par : Celine Balloy | 15 novembre 2011

Envoyez-moi vos photos d’automne

Vous aimez profiter de l’automne et vous promener avec votre appareil ? Envoyez-moi vos plus beaux clichés et je les publierai sur le blog. Un petit commentaire pour expliquer ce que vous avez photographié est toujours utile mais pas du tout obligatoire. Car parfois, les images parlent d’elles-mêmes sans besoin d’en rajouter.

A vos photos !

celinedelhaye@orange.fr

 

Publié par : Celine Balloy | 13 novembre 2011

Punaises, coccinelles et pucerons noirs dans mes bettes

La punaise arlequin prise en photo dans le jardin d'Antoine. Crédit Antoine P

La punaise arlequin prise en photo dans le jardin d'Antoine. Crédit Antoine P

Voici un commentaire laissé sur ma boîte mail par Antoine, un jardinier amateur passionné de nature. Voici ce qu’il partage avec les autres internautes à propos des insectes du jardin: plus utiles que nocifs. Merci pour cet échange. Les photos sont très intéressantes: une belle punaise en gros plan et une bette incroyablement vigoureuse. J’ignorais qu’elle pouvait atteindre cette taille là !

« Cette année, j’ai laissé pousser les deux ou trois pieds de bettes qui ont résisté à l’hiver. Après être montés en graines, le résultat était spectaculaire, je me retrouvais avec un buisson (voir photo ci-dessous). Très vite il a été envahi par des pucerons noirs dont le sort a été très vite réglé par une bonne douzaine de coccinelles. Après cet épisode, je n’ai plus vu de pucerons noirs dans mon potager. En fait, les bettes ont joué le même rôle que la capucine que l’on plante pour attirer les pucerons noirs.

Bettes: un appât pour les pucerons

Un buisson de bettes dans le jardin d'Antoine. incroyable vigueur pour une plante censée être une annuelle. Crédit Antoine P.

Ce buisson a aussi hébergé un certain nombre de punaises arlequin (Graphosoma italicum). J’accepte ces insectes dans mon jardin parce qu’ils ne causent pas de dégâts. Ils se plaisent dans tous mes végétaux quand ils sont en graines, persil, aneth sauvage. Le seul risque c’est qu’ils sont susceptibles de sucer la sève des ombellifères.

Concernant les insectes auxiliaires du jardinier, j’ai aussi mis en place un « hôtel à insectes » dont vous avez publié la photo dans « Pour nos jardins » de juin dernier. »

CELINE AU JARDIN: J’ignorais que les bettes pouvaient passer l’hiver. A moins qu’Antoine habite le sud ou qu’il ait protégé sa plante du froid. J’aimerais en savoir plus sur cette incroyable plante. Un pied produit combien d’années ? 

Publié par : Celine Balloy | 11 novembre 2011

L’agenda du week-end

Atelier de jardinage

Dimanche 13 novembre, François Delepierre, excellent jardiner, organise chez lui, « Aux Légumes d’Antan » un atelier sur le thème des différentes techniques de préparation du sol (labour, couvert végétal, engrais verts …) ainsi que les amendements naturels à incorporer l’hiver, et les rotations de cultures pour réaliser un plan du jardin. Cette animation est gratuite et ouverte à tous et se déroulera le dimanche matin de 10 h à 12h. Possibilité de se restaurer sur place à la « Table d’antan » sur réservation (menu et tarifs sur le site internet). Aux Légumes d’Antan, 5, Grande Rue, 62990 OFFIN, 03-21-81-36-27 ou 06-62-79-95-29, francois.delepierre@orange.fr
http://auxlegumesdantan.free.fr

Troc plantes

Samedi 12 novembre de 14 à 17h le groupe des jeunes retraités de Bersée organisent un troc plantes ouvert à tous à la salle polyvalente (près du stade). Animation et démonstrations sur le thème des fruitiers proposées par le pépiniériste d’Avelin Sylvain Capron.
14h30 Taille fruitière
16h Greffage

Publié par : Celine Balloy | 6 novembre 2011

Un refuge pour les insectes

coccinelle crédit C. Delhaye

Coccinelle cherche abri pour passer l'hiver. Crédit C. Delhaye

La nature entre en repos et la tentation de vouloir nettoyer son jardin en supprimant toutes les tiges fanées est forte. Si vous le pouvez, maintenez en l’état votre jardin jusqu’à la fin de l’hiver. Certains insectes (coccinelles) cherchent un refuge dans une cavité, telle une tige creuse de plante, et y resteront en hibernation jusqu’au printemps. D’autres (pucerons) mourront juste après avoir pondu leurs oeufs prêts à éclore au printemps prochain.

Ne cherchez pas à garder les auxiliaires et à éliminer les nuisibles. Tous ont besoin de vivre ensemble pour créer un équilibre cohérent et efficace. Les mauvais mangent les gentils qui mangent les mauvais. Et aucun recours aux pesticides.

gîte à forficules Crédit Les petits sentiers

Gîte à forficules. Crédit Le jardin des petits sentiers, Wavrin, Nord.

En laissant une chance à tous les insectes d’hiverner dans votre jardin, vous maintenez ce bon équilibre dès le printemps suivant. Quelques gestes simples:

  1. Ne supprimez pas les tiges mortes
  2. Laissez quelques tas de bois, de feuilles
  3. Fabriquez des abris:
  • Un pot de terre cuite renversé avec de la paille à l’intérieur pour attirer notamment les perce-oreilles.
  • Des fagots de tiges creuses accrochés
  • Un morceau de bois percé de trous pour attirer les abeilles solitaires.

Les abris sont souvent occupés par tout type d’insectes, et pas forcément par celui attendu. Peu importe, ils sont utilisés et la cohabitation s’opère.

Et les bourdons ?
« Les colonies de bourdons ne survivent pas à l’hiver, précise Bruno Didier de l’Opie (office pour les insectes et leur environnement). Seules les femelles fécondées, les futures reines, passent l’hiver en se dissimulant (terriers, crevasses, sous les feuilles, etc.). Au printemps elles sortent en exploration à la recherche d’un site favorable à la création d’une nouvelle colonie. »
Ecole du centre de Sainghin-en-Weppes. Crédit R. Deroose.

Hôtel à insectes en partenariat avec l'école du centre de Sainghin-en-Weppes et la participation de Roselyne Deroose, jardinière à Wavrin. Crédit R. Deroose.

Enfin, si vous vous passionnez pour la vie des insectes (j’adore observer les cétoines dorées se régaler sur la Julienne des Dames), je vous suggère une association qui organise des sorties sur le terrain pour observer les insectes mais aussi des cours plus pointus dispensés par des entomologistes :

L’Opie à Guyancourt (Yvelines)

  • Présent dans 6 régions de France
  • Dispense des cours du soirs pour les amateurs
  • Propose des sorties sur le terrain
  • Se rend dans les écoles et les centres de loisirs
  • Vend des élevages d’insectes à but pédagogique
  • Rédige une revue Insectes.
01 30 44 13 43

*Le jardin des petits sentiers, Wavrin, Nord

Quel est ce pollinisateur que j'ai photographié ? Quelqu'un a-t-il la réponse ? Crédit C. Delhaye

Quel est ce pollinisateur que j'ai photographié ? Quelqu'un a-t-il la réponse ? Crédit C. Delhaye

Publié par : Celine Balloy | 1 novembre 2011

Jardinière d’automne : couleurs à petit prix

jardinière automne gaulthéria lierre bruyères Crédit Céline Delhaye

jardinière d'automne : gaulthéria, lierre, bruyères. Crédit Céline Delhaye

L’année dernière, j’avais opté pour 4 grandes jardinières et une grosse potée. Cette année, j’ai décidé de faire des économies. Mes jardinières d’automne ne seront plus que 2 avec chacune 4 plantes : gaulthéria, lierre, et 2 variétés de bruyère. Pour décorer mes fenêtres aux volets bleus, j’ai craqué pour des couleurs « tendance » : le rose pourpré :

  • Le gaulthéria. C’est un petit arbrisseau rampant, de terrain acide, qui est souvent utilisé pour garnir un coin à l’ombre du jardin avec d’autres plantes telles bruyères et fougères. Il est très long à s’installer dans le jardin. Mais dans ma jardinière, peu importe ! Je lui demande simplement d’être là, de ne pas bouger et de garder le plus longtemps possible ses belles baies roses pourprées, franchement plus élégantes que les rouges. Et, deuxième avantage, son feuillage est persistant. Donc une valeur sûre dans une jardinière d’automne.
  • Le lierre. Je ne sais pas faire de composition sans lierre. Qui dit jardinière, dit lierre ! Choisissez celui que vous voulez à grosses feuilles, panaché, dentelé. Ils ont tous leurs charmes. Et ne coûtent pas chers.
  • Les bruyères. Avant, je les détestais, surtout celles qui étaient colorées en rouge, bleu, et même vert fluo… Celles-là, je les déteste toujours: elles me font l’effet de bonbons pleins de colorants. En revanche, les naturelles sont un atout essentiel dans une jardinière : de la couleur, de la clarté, de la dispersion et de la hauteur. J’espère que celles que j’ai achetées sont des bruyères d’hiver, auquel cas la floraison durera plusieurs semaines voire mois. Sinon, mauvaise pioche, elle s’éteindra en novembre.
    1. J’ai bon espoir que les rouges soient des bruyères Erica Carnea pour égailler mes fenêtres toute la saison morte.
    2. Les blanches ressemblent au Calluna vulgaris et devraient tenir jusqu’en décembre.
    3. Toutes deux pourront rejoindre le jardin, mi-ombre, dans une terre acide. Elles poussent lentement.
    4. Attention ! Pour les garder compactes et rondes, n’oubliez pas de les tailler après la floraison.

Le résultat se voit en photo. Sobre et chic pour contraster avec le bleu et le blanc, et pour un prix raisonnable.

Une jardinière d’automne n’est pas une jardinière d’hiver !

Les baies du gaulthéria risquent de tomber avec les grands froids, certaines bruyères seront défleuries dans quelques semaines. Pour maintenir de la couleur tout l’hiver, il vous faut encore d’autres végétaux. Nous en reparlerons. Raison de plus pour ne pas se ruiner pendant cette saison intermédiaire.

Quelques règles de base pour réussir ses jardinières

  1. Faites tremper les mottes avant de les installer.
  2. Déposez des billes d’argile ou tout simplement des cailloux dans le fond pour faciliter le drainage. Dans les jardinières où l’eau est mal évacuée les racines pourrissent.
  3. Renouveler le terreau à chaque fois que vous faites de nouvelles compositions. Le vieux substrat devenu pauvre pourra aller au compost.
  4. En automne et hiver, plantez serré : à cette époque, les plantes se développent peu.
La pomponnette est un joli chrysanthème qui mérite une autre place que celle du cimetière. Crédit C. Delhaye

La pomponnette est un joli chrysanthème qui mérite une autre place que celle du cimetière. Crédit C. Delhaye

Dans ma potée, un chrysanthème blanc

Seulement 2 jardinières mais en revanche je me suis payé le luxe d’accueillir une énorme pomponnette blanche (un magnifique chrysanthème qui mérite bien une autre place que celle des cimetières pour un tout petit prix). Elle sera en fleurs jusqu’en décembre ; fait assez rare à cette époque de l’année. Blanc sur un mur blanc, ça manque de contraste, me direz-vous. J’ai d’abord pensé la même chose mais le bleu des boiseries en crée suffisamment. Le blanc, au final, est parfait ! Pour la garder, il faut la tailler après floraison et rentrer le pot dans une pièce hors gel, à moins qu’il ne soit trop tard. Autre solution, la tailler, la planter dans le jardin et la couvrir de feuilles.

Publié par : Celine Balloy | 23 octobre 2011

De la lessive économique et écologique

Une lessive écologique, économique et efficace, c'est possible !

Une lessive écologique, économique et efficace, c'est possible ! Crédit La mère Denis, Les amis du village du Tôt*.

Elle lave, elle fait du bien à la planète et elle a un tout petit prix. La lessive peut être écologique ET efficace. Si, si, des personnes ont testé et vous livrent leur préparation maison: un mélange de produits naturels. Certes, il n’existe pas de lessive neutre pour l’environnement. Elles ont toutes un impact sur la qualité des eaux à part sans doute les noix de lavage. Mais faire sa lessive soi-même offre quelques avantages:

  1. S’assurer des composants que l’on met dedans.
  2. Pas d’emballage nouveau: on recycle un bidon (donc moins de fabrication, moins de pollution, moins de traitement des déchets).
  3. On se félicite de sa préparation qui marche et l’on a envie de faire des émules autour de soi.
  4. On se félicite des économies réalisées pour investir dans autre chose.

La recette de lessive écologique

100gr de savon de Marseille à couper en morceaux.
Faire bouillir 2l d’eau et jeter une poignée de noix de lavage (environ 12 euros le paquet), pour faire une décoction pendant 15mn.
Filtrer la préparation et ajouter le savon de Marseille. Laisser reposer une nuit.
Le lendemain, ajouter 4 cuillers à soupe de vinaigre blanc et 4 grosses cuillers à soupe de cristaux de soude. Mixer le tout.
Si le mélange est trop épais, ajouter de l’eau.

Assouplissant à faire soi-même
Dans une bouteille 2l, mettre 1/3 de vinaigre blanc puis le reste d’eau et 30 g d’huile essentielle de lavande.

Karine : « J’ai testé: 1,5€ les 3l »

« La recette vient de maman qui m’a déjà fait 2 fois trois litres de lessive pour la modique somme de 1,5 euro les 3l. Car ces doses conviennent très bien pour un bidon de 3l (il suffit de compléter avec de l’eau). Voilà, il n’y a pas de petites économies et c’est assez ecolo non ? Et surtout ça marche pour détacher les taches rebelles. Pour raviver le linge blanc remplacer les cristaux de soude par du percarbonate de sodium (sans chlore, sans phosphate, il blanchit naturellement et reste biodégradable), semble t’il ! »

*Les amis du village du Tôt

Publié par : Celine Balloy | 6 octobre 2011

Pourquoi mon hydrangéa grimpant végète ?

Hydrangéa grimpant en bonne santé. Pensez à l'arroser au démarrage. Crédit C. Delhaye.

J’ai posé la question à un professionnel de cette plante, Thierry de Ryckel, pépiniériste de renom spécialisé dans les hydrangeas, hortensias et situé dans le Brabant wallon à Faux en Belgique. Voici son analyse.

Thierry de Ryckel, spécialisé dans les hydrangéas et hortensias. Crédit C. Delhaye

1. Pourquoi il ne démarre pas?
« L’hydrangea grimpant est une plante facile et très volontaire à condition de l’avoir planté dans de bonnes conditions. C’est généralement le manque d’eau au démarrage qui l’empêche de se développer les 1ères années. Planté au nord ou à l’est contre un mur, il ne profite pas assez des pluies battantes provenant de l’ouest. Comme cette plante est vigoureuse, elle ne montre pas de signe de sécheresse comme les autres hydrangéas et on a tendance à ne rien faire. »

2. Comment réparer ?
« Si la plante est déjà installée, on ne la bouge pas. On griffe au pied pour aider l’eau à s’infiltrer, on apporte du compost et on poursuit les arrosages réguliers pendant un an pour maintenir un sol humide en profondeur. Si c’est une plante que vous envisagez d’acheter, prévoyez un large trou et une terre bien meuble (1/3 de compost et 2/3 de terre de jardin) pour aider les racines à s’installer et puiser l’eau en profondeur. On la plante à l’oblique en direction du mur et elle s’accrochera toute seule. »

3. Et après ?
« Dès qu’elle est bien installée, elle va démarrer d’un coup (cela peut prendre 3 ans) et pousser à raison d’1,20m par saison sous le climat de notre région. C’est une plante facile, avec un enracinement puissant, à condition de l’aider au démarrage. Pas de besoin de lui apporter du compost à part les 1ères années. Elle se débrouille; il suffit de la maîtriser un peu. »

Retrouvez les conseils de Thierry de Rickel dans son dernier livre paru chez Ulmer: « Hortensias et autres hydrangéas ».

Dernier livre de T. de Ryckel sur les Hortensias et autres hydrangéas.

Dernier livre de T. de Ryckel sur les Hortensias et autres hydrangéas.


www.pepinieredelathyle.com 

Publié par : Celine Balloy | 19 septembre 2011

Coup de coeur pour le rosier Jardiniers de France

Rosier Jade Lebance, la rose des Jardiniers de France, créée par Jean-Lin Lebrun, Grigny (Pas-de-Calais). Crédit JL Lebrun.

Je l’ai acheté par sympathie pour les Jardiniers de France mais aussi pour son obtenteur, Jean-Lin Lebrun, rosiériste à Grigny (Pas-de-Calais). Ce rosier est tout simplement génial. Il a des petites fleurs rosées qui fleurissent en continue tout l’été. A l’heure où je vous parle, il fleurit encore et se mêle aux rares vivaces encore épanouies à cette époque. Heureusement qu’il est là pour apporter de la gaieté au massif. Ses rameaux sont souples et se mélangent au feuillage des autres plantes. Il n’est pas très haut: environ 1,10m de haut mais il s’étire tranquillement entre les plantes. C’est à mon sens une valeur sûre pour ceux qui recherchent des rosiers faciles à vivre. Je ne l’ai pas encore vu malade. Si vous aimez les grosses fleurs, il n’est pas fait pour vous. En revanche, si vous souhaitez une plante qui allège votre composition, n’hésitez pas.

Rosiers Jade Lebance, créé pour les Jardiniers de France, par la pépinière Méla Rosa, Jean-Lin Lebrun, Grigny (Pas-de-Calais)

Publié par : Celine Balloy | 5 septembre 2011

Récolte de graines de tomates

Madeleine récupère chaque année les graines de tomates dans une verrine. Crédit DR.

Récupérer ses graines pour éviter d’en acheter l’année prochaine: des économies en perspective ! A condition que ces graines ne soient pas des F1 ou bien vous risquez de récolter des fruits ou légumes dégénérés. Pour les variétés anciennes, voici la méthode de Madeleine Maire, jardinière à Carrières-sur-Seine (Yvelines) qui chaque année prépare ses graines de tomates.

« Je mange la tomate et je récupère les graines avec la pulpe que je verse dans une verrine. Je fais attention à bien noter le nom de la variété. J’attends quelques jours jusqu’à l’apparition d’une pellicule blanche (de la pourriture). Je place alors les graines dans une passoire et je les nettoie bien. Je les laisse sécher dans une soucoupe mais surtout pas au soleil où elles risquent de cuire ! Après une dizaine de jour, je les range dans un sachet plastique étiqueté. Je les conserve ainsi 3 à 4 ans dans une pièce fraîche mais pas humide ou bien, plus de 20 ans dans le congélateur. »

Publié par : Celine Balloy | 30 août 2011

Ciel ! Ma terre est toute nue

Le trèfle fixe sur ses racines l'azote de l'air et le restitue plus tard à la terre ! Un bon truc pour enrichir sa terre tout en protégeant son sol du tassement quand on se déplace dans les allées. Crédit C. Delhaye

Les planches du potager se vident. 
Il faut cependant éviter de les laisser à nue. Couvrez-les avec toute la matière organique en cours de décomposition ou non pour maintenir un sol souple et vivant tout l’hiver (protégée sous son matelas, la micro-faune continue d’être active et de travailler à l’équilibre de votre terre). Si vous ne disposez pas assez de matière, semez un engrais vert :

  • Trèfle incarnat. Il a la particularité de fixer l’azote de l’air sur ses racines avant de le restituer au sol (mais attention, il a tendance à être envahissant si vous le laissez monter à graines).
  • Le colza d’hiver, le seigle résistent au froid.
  • Vous pouvez tenter début septembre la phacélie ; elle n’aura sans doute pas le temps de fleurir car elle craint le gel, mais servira de couverture végétale.
  • Même chose pour la moutarde ; craint le gel. Mais son système racinaire très ramifié occupe le terrain et empêche la pousse des mauvaises herbes.
Publié par : Celine Balloy | 28 août 2011

Ma tarte aux prunes

Pour un dimanche sucré avec des fruits de saison. Très facile ! Crédit C. Delhaye

La tarte aux « prones », comme disait ma grand mère ! Rien de plus simple: j’achète une BONNE tarte sablée, sans huile hydrogénée et sans huile de palme. Si si, c’est possible ! Je la fais précuir 15′ à 180-200°C en ayant pris soin d’enlever le papier de cuisson: je badigeonne ma tourtière avec du beurre, comme faisaient les grand-mère.Puis, je coupe les prunes en deux et je les pose, le côté bombé sur la pâte. Je prépare ensuite une petite crème (un truc de ma copine Karine): un oeuf, du sucre (à votre convenance) et de la crème liquide (15cl environ). Je verse cette préparation sur les prunes et je mets la tarte au four: 30′ à 200°C. Voilà, c’est simple, c’est bon et c’est de saison.

Bonne cuisine !

Publié par : Celine Balloy | 25 août 2011

Oenothère : pas pour me plaire

Oenothère: plante bisannuelle qui tend à être envahissante. Crédit C. Delhaye

J’ai eu un tout petit plant à l’occasion d’un troc de jardiniers. Je me souviens bien qu’une personne avait dit, « Ouh là là, elle est envahissante ». Mais l’espoir d’un jardin fleuri est plus fort que la rumeur. Il n’empêche, elle avait raison. L’oenothère, ou onagre, s’est très vite plu ! L’année suivant la plantation, je constate une touffe qui ne cesse de gagner du terrain. Grrrrr ! Il ne faut pas la laisser monter à graines, où vous en aurez partout ! En la maîtrisant, cette bisannuelle avec ses très hautes tiges d’1,4m bien dressées, a sa place au soleil dans le fond du jardin ou en arrière plan. Je reconnais que la couleur jaune citron de ses fleurs en trompette est éclatante. Mais pas assez de fleurs à mon goût. Elles fleurissent à tour de rôle ce qui permet en revanche une floraison longue durant toute la saison. Mais fanent rapidement. Enfin, j’apprends que les racines se mangent. Elles sont blanches, comme des panais. Personnellement, je n’ai pas trop envie d’essayer mais peut-être me ferez-vous changer d’avis ?

Il existe aussi une version rampante, qui forme un bon couvre-sol fleuri: oenothère specisosa.

Publié par : Celine Balloy | 11 août 2011

Toujours pas de mildiou sur les tomates

J'ai d'abord pensé au mildiou. Il s'agissait en réalité de coups de bec d'oiseaux assoiffés. Crédit C. Delhaye

Le mois d’août est celui que je redoute le plus pour les tomates: les alternances de pluie et de chaleur sont propices au mildiou. Chaque année, il s’abat sur ma récolte. Je ne suis d’ailleurs pas la seule à en être victime dans la région, tant et si bien, que les habitudes de cultures changent. Dans le Nord, il est de coutume d’installer ses tomates en pleine terre. Mais de plus en plus de jardiniers les cultivent dorénavant sous serre ou sous un châssis (une sorte de toit dressé au-dessus des tomates) qui les protège des pluies. C’est devenu le moyen le plus sûr pour se prémunir du mildiou.

Quoi qu’il en soit, elles ne sont toujours pas atteintes, même si j’ai cru que c’était le cas un moment. Il s’agissait en réalité de coups de bec d’oiseaux, sans doute assoiffés lors de chaudes journées. D’où la nécessité de placer des coupelles d’eau propres dans son jardin pour éviter que les oiseaux ne se désaltèrent avec vos récoltes.

Protégés par un toit, les plants ne sont pas mouillés et échappent au mildiou. Utilisez comme ici, des matériaux de récupération pour le confectionner. Crédit C. Delhaye

Je retiens quand même la solution de Mme Olive, une jardinière qui réside près de Valenciennes, et qui s’est confectionnée ce châssis surélevé à partir de matériaux de récup’, ce qui évite aux plants de tomates d’être mouillés et donc d’être atteints par le mildiou.

Enfin, pour aider les tomates à lutter contre les maladies, il est bon de les arroser avec une décoction d’ortie et de prêle, deux fortifiants, qui renforcent les défenses de vos tomates. Malheureusement, quand la maladie est bien installée, il n’y a plus grand chose à faire, hormis compter les dégâts !
Publié par : Celine Balloy | 7 juillet 2011

Créer un abri à abeilles solitaires

Vous avez envie de protéger les abeilles sans vous lancer dans une ruche ? Confectionnez vous-même un abri simple pour accueillir les abeilles solitaires et sauvages. Accrochez en hauteur, dans un arbre, dans un endroit tranquille, un tronçon de bûche. Puis, percez des trous de différentes tailles à l’aide d’une perceuse; les plus grands auront 7mm de diamètre et 6cm de profondeur. Les abeilles solitaires recherchent ce type de cavités pour y stocker leurs œufs mais aussi de la nourriture à disposition de leur futures larves. Vous vous en apercevrez vous même, les trous sont bouchés !

Dans cet abri vite conçu, les abeilles solitaires viennent pondre leurs oeufs. Crédit C. Delhaye

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